04 mars 2024

Un autre regard sur l’obésité

Un autre regard sur l’obésité

Une approche universelle de l’obésité –que l’on pourrait appliquer à tous les individus, de tous pays, quelle que soit leur culture– est illusoire. En effet, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte et rendent la question particulièrement complexe. C’est pourquoi, la Journée mondiale de l’obésité souhaite, cette année, élargir le débat.

Une approche universelle de l’obésité –que l’on pourrait appliquer à tous les individus, de tous pays, quelle que soit leur culture– est illusoire. En effet, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte et rendent la question particulièrement complexe. C’est pourquoi, la Journée mondiale de l’obésité souhaite, cette année, élargir le débat.

Ce lundi 4 mars marque la Journée mondiale de l'obésité. Pour s’attaquer au problème, la World Obesity Federation et ses membres, à l’origine de cette initiative, souhaitent lancer un débat approfondi sur l’obésité et… la santé, le monde dans lequel nous vivons et la jeunesse. Trop souvent encore, le manque de volonté des personnes obèses est pointé du doigt, ce qui les culpabilise davantage. Par ailleurs, l’accent est généralement mis sur l’importance du mode de vie et des choix alimentaires. Pourtant, les preuves indiquant que l’obésité est causée par de multiples facteurs continuent de s’accumuler.

Stigmatiser réduit l'accès aux soins

Bien sûr, les comportements et les choix individuels peuvent jouer un rôle. Mais l’obésité est une maladie complexe… Ses causes sous-jacentes peuvent être génétiques, psychologiques, socioculturelles, économiques et biologiques. En simplifiant sans cesse ces différents facteurs, nous avons aussi tendance à simplifier les solutions: «mange un peu moins et plus sainement, fais plus de sport!» Or, loin d’aider les personnes obèses, ces raccourcis risquent de renforcer leur stigmatisation. Ce qui n’est pas sans conséquence, puisque la honte qu’elles ressentent peut les empêcher de faire appel aux soins médicaux et à l’accompagnement dont elles ont besoin.

Il est donc urgent de parler davantage...

... d'obésité et de santé, en reconnaissant non seulement que l'obésité est une maladie en soi qui peut aussi en entraîner d'autres (comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc.), mais également en étant attentifs à tous ses facteurs de risque, qui vont bien au-delà des mauvaises habitudes alimentaires et du manque d'exercice physique.

Saviez-vous que l’obésité est fortement liée à l’hérédité? Le risque d’en souffrir dépend pour 40 à 70% de nos gènes. Notre statut socio-économique joue également un rôle, tout comme des facteurs psychologiques tels que le stress ou la dépression, mais aussi des facteurs environnementaux ou la prise de certains médicaments. Pensez-y lorsque vous posez votre regard sur une personne obèse, et ne vous dites pas «qu’elle manque juste de volonté», car les choses sont loin d’être aussi simples. Vous éviterez ainsi de contribuer à la stigmatisation et au sentiment de honte dont souffrent les personnes obèses. Vous contribuerez au contraire à ce changement de regard sur l’obésité, qui permettra de mieux les soutenir.

... d'obésité et du monde dans lequel nous vivons, et de l’impact considérable de notre environnement obésogène (= qui stimule les gens à manger beaucoup et à faire peu d'exercice). Un environnement sain dépend d’un ensemble de facteurs, comme la stabilité du climat, l’air que nous respirons, la nourriture que nous consommons et/ou pouvons consommer –les aliments ultra-transformés sont partout et ils contribuent pour une large part à l'augmentation rapide de l'obésité, y compris dans les pays en développement– et la façon dont elle nous est vendue.

Imaginez que vous marchez dans une rue commerçante animée et que vous êtes littéralement cerné(e) par des publicités flashy pour des chaines de fastfood. Tout est mis en œuvre pour vous ouvrir l’appétit et vous aguicher avec des photos d’hamburgers, de frites et de sodas. Même si vous aviez l’intention de manger quelque chose de sain, ces publicités omniprésentes ont pour seul but de vous tenter et de vous faire succomber. 

Notre statut socio-économique joue un rôle dans l'obésité, tout comme des facteurs psychologiques tels que le stress ou la dépression, mais aussi des facteurs environnementaux ou la prise de certains médicaments.

Une exposition excessive à la publicité pour de la «malbouffe» peut entrainer une surconsommation et une prise de poids. Pour contrer cette influence, les décideurs politiques pourraient, par exemple, envisager d'imposer (plus) de restrictions sur ces pubs pour des aliments malsains, en particulier lorsqu’elles ciblent des groupes vulnérables tels que les enfants. En tant que consommateurs, nous devons aussi prendre davantage conscience des tactiques de marketing utilisées afin de pouvoir faire des choix plus judicieux malgré les nombreuses tentations.

... d'obésité et de la jeunesse, car bien que les enfants et les jeunes ne soient jamais à l’origine d’environnements malsains et non durables, ce sont souvent eux qui en souffrent le plus. Non seulement nous devons tenir compte de l'impact d'un environnement malsain sur la jeune génération et de la façon dont elle est influencée par le marketing alimentaire, mais nous devons également agir de manière urgente, car l'avenir s'annonce sombre: on estime, en effet, que 1 personne sur 4 (dans le monde) souffrira d’obésité d'ici 2035. Dans notre pays, 21% de la population est déjà obèse.

L'an dernier, l'UNICEF a mené une enquête auprès de jeunes et d’enfants néerlandais sur le marketing des aliments et des boissons. Ceux-ci ont proposé une série de pistes de solution pour limiter l'impact des publicités vantant des produits malsains (auprès des enfants):

  • ajouter des avertissements dans les publicités mentionnant les effets sur la santé,
  • fournir des informations et/ou des leçons sur les aliments malsains et les publicités destinées aux jeunes et aux parents,
  • promouvoir une alimentation saine par la diffusion de plus de publicités pour des aliments sains ciblant les enfants et les jeunes, et
  • instaurer une taxe sur le sucre.

Être davantage à l'écoute des jeunes et les impliquer activement dans la lutte contre l'obésité peut être un pas dans la bonne direction.

Ce lundi 4 mars marque la Journée mondiale de l'obésité. Pour s’attaquer au problème, la World Obesity Federation et ses membres, à l’origine de cette initiative, souhaitent lancer un débat approfondi sur l’obésité et… la santé, le monde dans lequel nous vivons et la jeunesse. Trop souvent encore, le manque de volonté des personnes obèses est pointé du doigt, ce qui les culpabilise davantage. Par ailleurs, l’accent est généralement mis sur l’importance du mode de vie et des choix alimentaires. Pourtant, les preuves indiquant que l’obésité est causée par de multiples facteurs continuent de s’accumuler.

Stigmatiser réduit l'accès aux soins

Bien sûr, les comportements et les choix individuels peuvent jouer un rôle. Mais l’obésité est une maladie complexe… Ses causes sous-jacentes peuvent être génétiques, psychologiques, socioculturelles, économiques et biologiques. En simplifiant sans cesse ces différents facteurs, nous avons aussi tendance à simplifier les solutions: «mange un peu moins et plus sainement, fais plus de sport!» Or, loin d’aider les personnes obèses, ces raccourcis risquent de renforcer leur stigmatisation. Ce qui n’est pas sans conséquence, puisque la honte qu’elles ressentent peut les empêcher de faire appel aux soins médicaux et à l’accompagnement dont elles ont besoin.

Il est donc urgent de parler davantage...

... d'obésité et de santé, en reconnaissant non seulement que l'obésité est une maladie en soi qui peut aussi en entraîner d'autres (comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc.), mais également en étant attentifs à tous ses facteurs de risque, qui vont bien au-delà des mauvaises habitudes alimentaires et du manque d'exercice physique.

Saviez-vous que l’obésité est fortement liée à l’hérédité? Le risque d’en souffrir dépend pour 40 à 70% de nos gènes. Notre statut socio-économique joue également un rôle, tout comme des facteurs psychologiques tels que le stress ou la dépression, mais aussi des facteurs environnementaux ou la prise de certains médicaments. Pensez-y lorsque vous posez votre regard sur une personne obèse, et ne vous dites pas «qu’elle manque juste de volonté», car les choses sont loin d’être aussi simples. Vous éviterez ainsi de contribuer à la stigmatisation et au sentiment de honte dont souffrent les personnes obèses. Vous contribuerez au contraire à ce changement de regard sur l’obésité, qui permettra de mieux les soutenir.

... d'obésité et du monde dans lequel nous vivons, et de l’impact considérable de notre environnement obésogène (= qui stimule les gens à manger beaucoup et à faire peu d'exercice). Un environnement sain dépend d’un ensemble de facteurs, comme la stabilité du climat, l’air que nous respirons, la nourriture que nous consommons et/ou pouvons consommer –les aliments ultra-transformés sont partout et ils contribuent pour une large part à l'augmentation rapide de l'obésité, y compris dans les pays en développement– et la façon dont elle nous est vendue.

Imaginez que vous marchez dans une rue commerçante animée et que vous êtes littéralement cerné(e) par des publicités flashy pour des chaines de fastfood. Tout est mis en œuvre pour vous ouvrir l’appétit et vous aguicher avec des photos d’hamburgers, de frites et de sodas. Même si vous aviez l’intention de manger quelque chose de sain, ces publicités omniprésentes ont pour seul but de vous tenter et de vous faire succomber. 

Notre statut socio-économique joue un rôle dans l'obésité, tout comme des facteurs psychologiques tels que le stress ou la dépression, mais aussi des facteurs environnementaux ou la prise de certains médicaments.

Une exposition excessive à la publicité pour de la «malbouffe» peut entrainer une surconsommation et une prise de poids. Pour contrer cette influence, les décideurs politiques pourraient, par exemple, envisager d'imposer (plus) de restrictions sur ces pubs pour des aliments malsains, en particulier lorsqu’elles ciblent des groupes vulnérables tels que les enfants. En tant que consommateurs, nous devons aussi prendre davantage conscience des tactiques de marketing utilisées afin de pouvoir faire des choix plus judicieux malgré les nombreuses tentations.

... d'obésité et de la jeunesse, car bien que les enfants et les jeunes ne soient jamais à l’origine d’environnements malsains et non durables, ce sont souvent eux qui en souffrent le plus. Non seulement nous devons tenir compte de l'impact d'un environnement malsain sur la jeune génération et de la façon dont elle est influencée par le marketing alimentaire, mais nous devons également agir de manière urgente, car l'avenir s'annonce sombre: on estime, en effet, que 1 personne sur 4 (dans le monde) souffrira d’obésité d'ici 2035. Dans notre pays, 21% de la population est déjà obèse.

L'an dernier, l'UNICEF a mené une enquête auprès de jeunes et d’enfants néerlandais sur le marketing des aliments et des boissons. Ceux-ci ont proposé une série de pistes de solution pour limiter l'impact des publicités vantant des produits malsains (auprès des enfants):

  • ajouter des avertissements dans les publicités mentionnant les effets sur la santé,
  • fournir des informations et/ou des leçons sur les aliments malsains et les publicités destinées aux jeunes et aux parents,
  • promouvoir une alimentation saine par la diffusion de plus de publicités pour des aliments sains ciblant les enfants et les jeunes, et
  • instaurer une taxe sur le sucre.

Être davantage à l'écoute des jeunes et les impliquer activement dans la lutte contre l'obésité peut être un pas dans la bonne direction.


Dernière mise à jour le  04/03/2024

© APB 2024 Editeur Responsable: Nicolas Echement

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